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Il existe quelques voies d'accès à l'enseignement supérieur - difficiles,
mais pas impossibles - pour les non-bacheliers. Les chances sont
plus grandes pour des personnes résidant déjà en France.
Lorsque les possibilités existent, il est toujours préférable d'arriver
en France déjà diplômé de l'enseignement secondaire.
Le DAEU (diplôme d'accès aux études universitaires) : Il s'agit
d'un diplôme national homologué au niveau IV (bac) qui permet l'accès
ultérieur à l'enseignement supérieur notamment à l'université. Il
ne concerne pas ceux qui ont échoué au bac de l'année, mais les
candidats ayant interrompu leurs études depuis au moins deux ans
et remplissant l'une des conditions suivantes :
avoir au moins 24 ans au 1er octobre de l'année de délivrance du
diplôme ;
avoir au moins 20 ans au 1er octobre de l'année de délivrance du
diplôme et justifier à cette même date de deux ans d'activité professionnelle
salariée (ayant donné lieu à cotisation à la Sécurité sociale) ou
assimilés (service national, éducation d'un enfant, inscription
à l'ANPE comme demandeur d'emploi, activité sportive de haut niveau,
formation professionnelle).
Une préparation intensive à l'examen, proposée dans de nombreuses
universités, est nécessaire pour espérer réussir. Elle dure un an
et le candidat dispose de quatre ans maximum pour obtenir le diplôme.
Il existe deux DAEU : le DAEU A permet de poursuivre des études
en lettres, langues, sciences humaines et sociales, droit, sciences
économiques, art… et le DAEU B en sciences, technologie, médecine,
pharmacie, formations paramédicales, sciences et techniques des
activités physiques et sportives… Les épreuves du DAEU (A et/ou
B) sont organisées par l'ensemble des universités.
Pour s'inscrire au DAEU, s'adresser au service de scolarité des
universités. Les candidats seront orientés vers la formation adaptée
au cours d'un entretien avec un professeur, préalablement à l'admission.
Il existe également une possibilité de préparer le DAEU par correspondance
avec le Cned (Centre national d'enseignement à distance), BP 200,
86980 Futuroscope Poitiers cedex. Tél. : 05 49 49 94 94. Minitel
: 3615 CNED. Internet : www.cned.fr
La capacité en droit : La seule condition d'accès est d'avoir
17 ans au 1er novembre de l'année d'inscription. Mais les études
(d'une durée de deux ans), avec un examen à la fin de chaque année,
sont difficiles : moins d'un inscrit sur cinq réussit à passer le
cap de la première année de formation.
Il s'agit d'une formation juridique pratique dispensée à l'université
(en cours du soir pour les salariés, les demandeurs d'emploi…) qui
permet soit un accès immédiat au monde du travail (secrétariat juridique,
banque, assurance…), soit la poursuite dans quelques filières juridiques,
notamment le Deug de droit à l'université (en première année pour
une moyenne obtenue de 10 sur 20, en IUT pour une moyenne de 12
sur 20, en seconde année de Deug pour une moyenne de 15 sur 20).
La capacité en gestion : Sur le même modèle que la capacité
en droit et avec les mêmes conditions d'accès (le niveau bac est
toutefois conseillé), la capacité en gestion est un diplôme d'université
(DU) habilité au niveau bac + 1, reconnu par le monde professionnel.
La formation de deux ans, pratique et immédiatement utilisable sur
le marché de l'emploi, permet également de poursuivre des études
dans l'enseignement supérieur, en économie et gestion (en particulier
dans les IUP).
Cette formation est notamment dispensée par l'université du Havre,
par les IAE (instituts d'administration des entreprises) de Caen,
Lille, Rennes, Rouen, ou peut être préparée par correspondance avec
le Cned (Centre national d'enseignement à distance), BP 200, 86980
Futuroscope Poitiers cedex. Tél. : 05 49 49 94 94. Minitel : 3615
CNED. Internet : www.cned.fr
Ecoles spécialisées : Certaines écoles spécialisées recrutent
des élèves de niveau bac, le plus souvent sur dossier et parfois
sur examen et entretien de motivation. Elles proposent des formations
dans des secteurs très diversifiés (commerce, secrétariat, audiovisuel,
tourisme, stylisme…).
La plupart ne délivrent pas de diplôme d'Etat, mais un certificat
dont la valeur n'est liée qu'à la notoriété de l'école. Certains
établissements privés permettent la préparation du BTS, notamment
dans le secteur tertiaire.
Prenez garde au moment de choisir une école car toutes n'ont pas
la même rigueur. Avec des coûts qui s'élèvent parfois à plusieurs
dizaines de milliers de francs, certaines n'en veulent qu'à votre
porte-monnaie. Avant de vous inscrire, essayez de vous faire une
idée de la valeur de l'école (ancienneté, contenu des enseignements,
coût des études…). Le degré de sélectivité à l'entrée est généralement
un gage de qualité et de sérieux.
Les écoles dépendant des chambres de commerce et d'industrie (label
CCI), bien adaptées au monde professionnel, peuvent s'avérer être
un bon choix.
L'université de Saint-Denis (Paris VIII) : L'ex-université de
Vincennes, fidèle à sa tradition soixante-huitarde, accueille environ
30 % d'étudiants étrangers et 30 % de non-bacheliers.
Pour s'y inscrire, il faut justifier d'un certain nombre d'années
d'activité professionnelle ou d'expérience personnelle. Les candidats
sont soumis à une épreuve de culture générale qui a lieu au mois
de juin.
Se renseigner à partir du mois de décembre afin de respecter les
délais d'inscription (de mars à mai).
L'examen de mise à niveau : Cette épreuve est ouverte aux personnes
âgées d'au moins 24 ans (ou 20 ans avec deux années d'expérience
professionnelle). Elle est organisée par les Drass (directions régionales
des Affaires sanitaires et sociales).
La réussite à cet examen permet de se présenter, au même titre que
les bacheliers, au concours d'entrée des écoles du secteur social
(éducateurs spécialisés, assistants de services sociaux…).

Suivre des études par correspondance
Le principe de l'enseignement à distance
est simple : l'étudiant reçoit ses cours par correspondance
et envoie régulièrement ses devoirs à un
enseignant qui les corrige. Dans la pratique, il n'est pas toujours
facile de supporter l'isolement inhérent à ce
type de formation et qui constitue d'ailleurs un facteur d'échec
ou d'abandon important. Il existe deux voies pour suivre un
enseignement à distance de qualité dans le domaine
public :
le Cned (Centre national d'enseignement à distance) est
un établissement public sous tutelle du ministère
de l'Education nationale, divisé en sept centres d'enseignement.
Il propose aux bacheliers et aux non-bacheliers un très
large éventail des préparations : cours de langue,
préparation aux concours d'entrée dans des écoles
spécialisées, préparation à de nombreux
diplômes nationaux (BTS, Deug, licence, maîtrise,
diplômes professionnels, expertise comptable
) et
diplômes d'universités (DU
). Si aucun titre
initial n'est exigé, il vaut mieux posséder le
niveau minimal recommandé par le Cned. D'autant plus
que le diplôme sera vérifié par les centres
organisateurs (universités, ministères
)
pour l'inscription à des concours ou examens.
Pour rompre l'isolement de ses étudiants, le Cned propose
des formules originales : tutorat téléphonique,
vidéo-transmissions interactives, regroupement d'inscrits
avec un enseignant
Pour la plupart des cours, les inscriptions se font tout au
long de l'année. Mais il est conseillé de se renseigner
car certains enseignements suivent un rythme scolaire et ont
une date limite d'inscription.
Contact : Cned. BP 200, 86980 Futuroscope Poitiers cedex. Tél.
: 05 49 49 94 94. Minitel : 3615 CNED. Internet :
les CTEU (Centres de télé-enseignement à
distance). Il en existe une vingtaine répartis sur le
territoire français. Intégrés aux universités,
ils permettent d'en préparer les diplômes du 1er
au 3e cycle. La demande d'information et de dossier d'inscription
se fait par téléphone auprès de l'université
convoitée.
Une soixantaine d'organismes privés propose également
des cours à distance. Dans ce secteur, restez vigilants
: des coûts de formation démesurément
élevés, des formations non reconnues, des diplômes
sans valeur réelle
sont fréquents !
L'enseignement à distance ne donne pas droit au statut
d'étudiant (ni l'accès à la sécurité
sociale étudiante) sauf pour les cours suivis dans
les CTEU ou pour certaines préparations du Cned.
Par principe, il ne nécessite pas la présence
de l'étudiant en France : pas de visa ni de titre de
séjour à demander ! Néanmoins, pour participer
à certaines épreuves ou séminaires, il
faudra s'adresser au consulat ou à l'ambassade de France
pour obtenir une autorisation provisoire de séjour.
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