Cherchez des correspondants en France.
Vous n'avez pas choisi ce pays par hasard. Vous y avez certainement
des parents, des amis
Sinon, nouez très vite des relations,
car ces personnes vous seront d'une aide précieuse dans les
diverses démarches que vous aurez à effectuer avant
votre départ. Elles serviront notamment de relais pour recueillir
les informations nécessaires et effectuer certaines formalités
à votre place.
Si vous en avez la possibilité
et les moyens financiers, un voyage de reconnaissance en France,
quelque temps avant le grand départ, est la solution idéale,
en particulier pour défendre un projet d'études ou
de recherche de 2e ou 3e cycle face à un enseignant. Profitez
d'un tel séjour pour réunir le maximum d'informations
et effectuer le plus possible de démarches. Malheureusement,
il n'est pas toujours facile d'obtenir un visa pour une telle visite
et le prix du voyage peut grever sévèrement votre
budget futur.
Réfléchissez bien avant
de commencer des procédures d'inscription en 1er cycle :
en France, les universités sont submergées de demandes,
et donc vos chances sont moindres. Il est souvent préférable
de venir en 2e ou 3e cycle après avoir pris le temps de se
perfectionner en français, de mûrir et affiner son
projet de formation (rappelons qu'un changement d'orientation ou
des échecs répétés sont susceptibles
d'entraîner le refus de renouvellement d'un titre de séjour).
Vous éviterez ainsi la procédure difficile d'inscription
préalable ainsi que le choc simultané du passage du
lycée à l'enseignement supérieur et du pays
d'origine à la France.
N'hésitez pas à relever
le défi de la province. Nous avons déjà abordé
cette question, mais nous n'insisterons jamais assez. De nombreux
arguments militent en faveur d'un tel choix : meilleurs conditions
de logement, chances d'admission augmentées, démarches
administratives facilitées
Et si vous n'avez pas succombé
aux charmes de la province, vous pourrez toujours rejoindre Paris
après un ou deux ans d'études.
Respectez à la lettre les procédures
indiquées par les diverses administrations (pièces
à fournir, délais
). Conservez soigneusement
tous les récépissés, courriers et autres documents
qu'elles vous délivrent ainsi qu'une copie des lettres -
choisissez de préférence le recommandé avec
accusé de réception - que vous avez pu être
amené à leur envoyer : rien de tel qu'une trace écrite
en cas de problème. Dans vos échanges de correspondance,
n'envoyez jamais d'originaux de diplômes (seulement des photocopies)
et soignez le français (formulation claire, aimable, allant
à l'essentiel). N'hésitez pas à vous faire
aider par un ami ou un professeur.
Au moment de commencer une procédure
d'inscription, pensez à une ou plusieurs solutions de repli.
En effet, pratiquement tous les établissements pratiquent
une sélection à l'entrée et très rares
sont ceux qui vous acceptent au simple vu d'un diplôme. Alors,
n'hésitez pas à déposer des dossiers dans plusieurs
établissements.
Une mise en garde particulière aux candidats à l'inscription
en 2e cycle d'une université : si aucune université
ne vous accepte à ce niveau, il ne sera généralement
plus temps de vous rabattre sur le 1er cycle si vous n'avez pas
anticipé, car la procédure spécifique d'admission
préalable pour ce cycle débute en effet en décembre
de l'année précédant le séjour.
Si vous n'êtes pas ressortissant
d'un pays francophone ou si vous n'êtes pas parfaitement bilingue,
anticipez et prenez au minimum six mois de cours de langue, de préférence
dans une Alliance française. Essayez d'intégrer à
votre apprentissage le vocabulaire propre à la filière
d'études où vous vous êtes inscrit.
Commencez à vous familiariser
avec la civilisation française. Tous les moyens sont bons
: lectures, cinéma, expositions, radio (en particulier Radio
France internationale)
Il existe certainement dans votre pays
des lieux, officiels ou privés, où vous pourrez aller
à la rencontre de votre futur pays d'accueil : centre culturel,
institut français, ciné-club, bibliothèque,
collège ou lycée français
autant d'occasions
de pratiquer la langue et de vous immerger dans la culture française.
N'hésitez pas à contacter le service culturel de l'Ambassade
de France pour découvrir ces lieux.
Prévoyez un budget d'installation.
Outre le paiement du loyer, les frais de scolarité, les repas,
vous aurez à faire face, dès votre arrivée,
à un certain nombre de dépenses pour aménager
votre logement, vous habiller
Organisez-vous pour être attendu
dès votre arrivée à l'aéroport. Vous
éviterez ainsi de vous perdre et de vous sentir isolé
pour votre premier jour sur le sol français.
Pour toute aide ou conseil avant votre départ ou à
votre arrivée à Paris, consultez l'agence EduFrance
: 173, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris. Internet : .
E-mail :

Les documents que vous devez emporter
Un passeport en cours de validité (pour les ressortissants
de l'Espace économique européen, une carte d'identité
suffit) avec le visa de long séjour mention étudiant
(sauf dispense). Lire la deuxième partie du guide pour
en savoir plus sur les formalités d'entrée et
de séjour en France.
Au moins un acte de naissance traduit et légalisé
(certifié conforme par un service officiel français).
Les originaux des justificatifs présentés pour
l'obtention du visa et visés par le Consulat : ils pourront
être demandés à la douane et seront exigés
pour la première demande de titre de séjour (en
particulier, le justificatif traduit et légalisé
des ressources).
Les originaux de vos diplômes de l'enseignement secondaire
et supérieur, et leur traduction certifiée conforme
par un service officiel français, ainsi qu'une attestation
traduite certifiant que le diplôme de fin d'études
secondaires donne droit à l'accès dans l'enseignement
supérieur du pays d'origine.
Le relevé détaillé des notes obtenues au
cours des deux dernières années de scolarité,
secondaire ou supérieure (indispensable pour certaines
inscriptions : classes préparatoires, IUT, certaines
filières universitaires
).
L'attestation d'admission préalable ou de préinscription
délivrée par l'université ou l'établissement
français vous ayant accepté.
Pour les candidats au 3e cycle : le relevé des matières
étudiées et des notes obtenues dans l'enseignement
supérieur (et pour certaines disciplines, un projet de
recherche détaillé).
Pour les boursiers du gouvernement français : une lettre
de présentation du service culturel de l'ambassade de
France.
Pour les étudiants de l'Espace économique Européen
: l'un des formulaires E 106, E 109, E 111, E 128, E 121, ou
encore une attestation d'affiliation à un régime
d'assurance maladie conventionnel ou d'assurance maladie privée
pouvant servir de justificatif de couverture sociale en France.
Adressez-vous à la caisse de santé de votre pays.
Si vous avez l'intention de conduire en France, n'oubliez pas
votre permis de conduire valide (à ce propos, voir le
chapitre " Repères pour la vie quotidienne et les
loisirs " de la troisième partie du guide).
Et, le cas échéant, une dizaine de photographies
d'identité noir et blanc (3,5 X 4,5 cm), mais vous pourrez
toujours vous les faire en France.
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