FORMATIONS ET ETABLISSEMENTS DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR FRANCAIS

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Grandes écoles et écoles spécialisées
La fac sans le bac

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Formations et établissements de l'enseignement supérieur français
Les écoles de l'enseignement supérieur non universitaire :
grandes écoles et écoles spécialisées

Le nombre d'étudiants étrangers inscrits dans les écoles membres de la Conférence des grandes écoles (regroupant de très nombreuses grandes écoles) s'élevait pour l'année scolaire 2000/2001 à 16 000, issus de 412 nationalités différentes. A ce chiffre, il faut ajouter tous les étudiants inscrits dans les écoles ne faisant pas partie de la CGE, et qui se chiffrent à plusieurs milliers.

De plus en plus de grandes écoles mettent leurs enseignements aux normes du réseau ECTS (European Credit Transfer System) qui permet aux étudiants de faire valider les modules d'enseignement suivis dans un ou plusieurs établissements partenaires du réseau. Le nombre de formations dispensées exclusivement en anglais ne cesse d'augmenter. Ainsi, la récente enquête de la Conférence des grandes écoles notait que pour l'année 200/2001, 27 mastères spécialisés, 19 MSC, 3 BSC, 24 MBA, 1 DBA, 10 master of management et 10 DEA ou doctorats étaient dispensés partiellement ou totalement en anglais.

Les grandes écoles sont une spécialité bien française. Elles peuvent avoir un statut soit public, soit privé. Elles représentent un type d'établissement original, parallèlement au système universitaire, et occupent une place bien particulière : passage obligé pour la plupart des formations d'ingénieurs, voie royale et très prisée pour les carrières de cadres à hautes responsabilités, grande porte pour accéder à l'enseignement ou aux postes clés de l'administration.

Les plus cotées (HEC, Ecole des ponts et chaussées, ENA…) sont considérées comme la voie d'élite face au système universitaire.

Pourtant, les différences avec l'université, longtemps considérée comme le lieu de formation des chercheurs, tendent à s'estomper avec la création de filières professionnalisées et de formations d'ingénieurs au sein des universités.

Les grandes écoles, si elles acceptent presque tous les étudiants étrangers, ne présentent pas toutes un intérêt égal pour eux. Par exemple, les Ecoles normales supérieures (ENS) ne les concernent pas nécessairement, dans la mesure où elles constituent la voie de formation des professeurs et des chercheurs, et correspondent donc à une logique interne au système d'enseignement français.

Les écoles d'ingénieurs : Aujourd'hui, 14,66 % des élèves inscrits en école d'ingénieurs sont étrangers. Ce chiffre illustre l'internationalisation croissante des écoles d'ingénieurs. Certaines écoles ont créé des cycles spécialement conçus pour intégrer des étudiants étrangers, telle l'INSA de Lyon avec son cycle EURINSA, ASINSA et AMERINSA. L'INSA de Toulouse a fait la même chose pour des étudiants venant de Norvège, du Chili et d'Argentine, sans oublier les nombreux master of science qui se développent. Près de 31 grandes écoles acceptent que les thèses soient soutenues en anglais.

Orientées vers une formation professionnelle de haut niveau pour les besoins de l'industrie, les écoles d'ingénieurs, généralement publiques, furent les premières grandes écoles à voir le jour en France. Il en existe aujourd'hui environ 300 qui accueillent près de 70 000 élèves.

Les formes de recrutement varient ; elles sont accessibles avec un niveau bac ou bac + 2, sur concours après deux années de classes préparatoires, ou parfois avec un niveau bac + 5.
La plus célèbre de ces écoles demeure l'Ecole polytechnique, école militaire à vocation scientifique, qui forme des cadres pour l'armée et des ingénieurs pour les grands corps techniques de l'Etat.

Certaines écoles d'ingénieurs proposent une formation complémentaire aux titulaires d'un DEA ou équivalent, d'un diplôme d'ingénieur ou d'une école de commerce. Cette formation dure douze mois (dont quatre mois de stage) et délivre un certificat de haut niveau : le mastère.
Vous obtiendrez la liste des écoles, classées par orientation et mode de recrutement en vous adressant au CEFI (Comité d'études sur les formations d'ingénieurs). 7, rue Lammenais, 75008 Paris. Tél. : 01 42 89 15 73.

Bon à savoir
Ecoles militaires
Sur les sept écoles militaires délivrant des diplômes d'ingénieurs, quatre acceptent des élèves étrangers. Les candidats doivent le plus souvent être présentés par leur gouvernement dans le cadre d'accords de coopération militaire :
l'Ecole polytechnique ;
l'Ecole spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr ;
l'Ecole de l'air (EA) de Salon-de-Provence ;
l'Ecole navale (EN) de Brest.

Les grandes écoles de commerce et de gestion : Plus récentes que les écoles d'ingénieurs, elles forment leurs élèves au commerce et à la gestion. Leurs enseignements s'articulent autour de plusieurs matières : économie, marketing, finance, ressources humaines, etc.
Parmi ces écoles, seuls les Instituts commerciaux sont des établissements publics. Quelques établissements privés, dits consulaires, émanent des chambres de commerce et d'industrie.
Les plus célèbres d'entre elles recrutent sur concours les élèves des classes préparatoires pour une formation de trois ans. Citons HEC, l'ESSEC, l'ESCP-EAP (les " trois grandes "), l'EDHEC de Lille, l'EM Lyon et les ESC (Ecoles supérieures de commerce) des villes de province.
Une centaine d'écoles recrute au niveau bac pour des études de trois à cinq ans. Attention, certaines délivrent un diplôme non reconnu, ce qui ne les empêche pas de demander des droits d'inscription très élevés !

Depuis plusieurs années, les grandes écoles ont mis en place des programmes d'échanges internationaux très importants qui se traduisent par un nombre élevé de partenariats et de doubles diplômes (287 doubles diplômes avec 195 universités partenaires). Toutes les grandes écoles accueillent, selon des modalités variables, des étudiants étrangers dans leurs cursus, dont certains sont en anglais. Cela se traduit dans les chiffres puisque près de 25 % des étudiants inscrits en grande école de commerce sont étrangers. A l'ESCEM, 75 % des cours peuvent être suivis en anglais ; c'est également le cas pour la 2e et 3e année de l'ESCP-EAP. De nombreuses autres écoles ont aménagé des plages importantes d'enseignement en anglais tels l'ESC Rouen ou l'ESC Toulouse. Afin de mieux " coller " aux standards internationaux, certaines écoles réforment leur cursus. L'IESEG, l'une des rares écoles postbac de niveau bac + 5, a réorganisé son cursus avec la mise en place d'un bachelor d'une durée de trois ans suivi d'un master of science de deux ans. L'école prévoit un recrutement important d'étudiants étrangers pour l'entrée de ce master of science (presque un tiers de la promotion).
L'internationalisation des écoles s'accompagne également de la labellisation des établissements par les organismes internationaux tels l'EFMD avec le système EQUIS, l'Open University en Grande Bretagne ou l'AACSB. Autant de labels qui garantissent à l'étudiant étranger un certain niveau de qualité.

Autres grandes écoles et grands établissements: Hormis les formations d'ingénieurs et de commerce, il existe de grandes écoles ou de grands établissements qui dispensent des enseignements de haut niveau dans divers domaines : formation des enseignants et des chercheurs, administration publique, filières artistiques…
Nous ne pouvons en citer ici qu'un certain nombre parmi les plus renommés.

Les Ecoles normales supérieures (ENS)
Etablissements d'élite, leur vocation principale est la formation des enseignants de haut niveau et des chercheurs. Néanmoins, de plus en plus de " normaliens " s'orientent vers des carrières en entreprise ou dans l'administration.
Elles sont au nombre de quatre (trois en région parisienne : ULM, Fontenay-Saint-Cloud, Cachan ; une en province à Lyon). Selon les sections, l'accès se fait sur concours après des classes préparatoires littéraires, scientifiques, économiques ou artistiques.
Les études durent quatre ans. Les étudiants peuvent y préparer les diplômes de l'université (licence, maîtrise, éventuellement DEA) et les concours de l'enseignement (notamment l'agrégation).
Dans les ENS, les ressortissants de l'Union européenne sont, comme les étudiants français, fonctionnaires-stagiaires. Ils touchent un salaire d'environ 1 067,14 euros par mois et s'engagent à servir l'Etat pendant au moins dix ans à compter de l'entrée dans l'école. Ils peuvent ensuite bénéficier d'emplois temporaires d'AMN (Allocataires moniteurs normaliens) pour terminer une thèse commencée à l'école.
Les étrangers, hors Union européenne, recrutés sur concours, ne sont pas salariés et ne peuvent pas bénéficier de l'AMN, mais quelques dispositifs d'aides particuliers existent pour certains pays.

Les instituts d'études politiques (IEP)
Il existe actuellement en France neuf IEP, pour la plupart rattachés aux universités dans les régions. Le plus célèbre se trouve à Paris.
La sélection se fait sur examen d'entrée (fin août/début septembre). Seulement 10 à 20 % des candidats sont admis, mais tout dépend de l'IEP ; les bacheliers ayant obtenu une mention " très bien " au bac entrent directement. En théorie, les IEP sont accessibles immédiatement après le bac. En pratique, et pour Paris notamment, une année préparatoire (classe préparatoire littéraire option sciences politiques, une année dans l'enseignement supérieur…) est devenue indispensable pour avoir le niveau du concours.
Les études durent trois ans et l'étudiant choisit entre différentes sections : service public, économie et finance, communication et ressources humaines, relations internationales… Après obtention du diplôme, la majorité des étudiants (quatre sur cinq) poursuive des études (DEA, DESS, concours de l'Etat et de la fonction publique, concours administratifs les plus élevés, en particulier l'ENA, écoles de journalisme, etc.).

L'Ecole nationale d'administration (ENA)
Cette école est la voie royale pour la formation aux carrières des grands corps de l'Etat et de la haute fonction publique.
Le concours d'entrée, de niveau très élevé, est ouvert aux moins de 28 ans titulaires d'une licence, d'une maîtrise, d'un diplôme d'IEP ou d'une grande école. Le nombre d'admis est fixé chaque année (50 en 1996). Une préparation, dispensée dans certains IEP ou universités, est absolument nécessaire.

L'Institut international d'administration publique
Il forme des fonctionnaires étrangers présentés par leur gouvernement. Les études, d'une durée de dix mois, conduisent à l'obtention du diplôme de l'école. Les étudiants ont également la possibilité de préparer un DESS.
L'accès se fait avec une maîtrise ou un diplôme équivalent.
Cette école propose également des cycles courts de perfectionnement (deux à huit semaines) pour des fonctionnaires ayant déjà trois ans minimum d'expérience professionnelle dans leur pays.

L'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Elle forme des enseignants et des chercheurs de haut niveau en sciences sociales. Les étudiants préparent le diplôme de l'école en trois ans ou les diplômes nationaux de 3e cycle. L'admission se fait sur dossier avec proposition d'un projet de recherche.

Les écoles nationales vétérinaires
Au nombre de quatre, elles dispensent une formation de six années sanctionnées par le diplôme de médecin-vétérinaire. La sélection se fait sur concours après une classe préparatoire " véto ", qui correspond à la première année de formation.

Grands établissements artistiques
Il existe, dans le domaine artistique, un certain nombre de grands établissements :
pour les arts plastiques, quatre écoles nationales supérieures (ENS) : l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA), l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD), l'Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI) et l'Ecole du Louvre ;
pour le théâtre, trois établissements publics jouissent d'une excellente réputation dans le milieu professionnel : l'Ecole supérieure d'art dramatique du théâtre de Strasbourg (ESAD), le Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris (CNSAD), l'Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT ou " Ecole de la rue Blanche ") ;
pour la musique et l'art lyrique, deux conservatoires nationaux supérieurs de musique, l'un à Paris, l'autre à Lyon ;
pour la photographie et le cinéma : l'Ecole nationale supérieure Louis Lumière (ENSLL, dite " Vaugirard "), l'Ecole nationale de photographie (ENP) d'Arles, la Fondation européenne des métiers de l'image et du son (FEMIS ex-IDHEC).


Choisir une grande école : Nous avons vu que les grandes écoles, quelle que soit leur spécialité, sont très nombreuses. La qualité des enseignements y est inégale. Si les études sont pratiquement gratuites dans les écoles publiques, elles sont généralement chères dans les écoles privées. Certaines ont néanmoins passé des accords de prêts étudiants avec des organismes financiers ou proposent des systèmes de bourses.
De façon générale, disons qu'il est préférable de choisir une école recrutant au niveau bac + 2 ou, sur concours, des élèves de classes préparatoires.

Pour faciliter votre recherche, voici d'autres critères qui vous permettront de faire une sélection :
la reconnaissance de l'école et de son diplôme par le ministère de l'Education nationale ou le ministère de tutelle. Pour les écoles d'ingénieurs, assurez-vous que l'établissement délivre un diplôme habilité par la Commission des titres d'ingénieurs, seule instance de référence. Pour les écoles de commerce, vérifiez la reconnaissance de l'établissement par l'Etat (s'il s'agit d'une école privée), le visa du diplôme par le ministère de l'Education nationale et l'homologation du titre (généralement niveau II pour les écoles), l'existence de labels (en particulier l'appartenance au Chapitre des grandes écoles, résultat d'une sélection réalisée par les grandes écoles elles-mêmes) ;
la notoriété de l'établissement dans les milieux professionnels ;
le coût des études.

Les formes de recrutement des grandes écoles : Les modalités d'admission dans les grandes écoles sont extrêmement variées. Nous vous présentons ci-dessous les plus fréquentes.

Recrutement au niveau baccalauréat ou BTS (bac + 2)
Une cinquantaine d'écoles de commerce et de gestion recrute au niveau bac pour des études de trois à cinq ans.
Une quarantaine d'écoles d'ingénieurs, recrutant des bacheliers, est regroupée au sein de la FESIC (Fédération des écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres). Citons également les INSA (Instituts nationaux des sciences appliquées), les ENI (Ecoles nationales d'ingénieurs)…
Certaines de ces écoles incluent dans leur cursus deux années préparatoires. D'autres proposent aux titulaires de BTS une année de spécialisation ou la préparation au diplôme américain MBA (Master of Business Administration).

Recrutement sur concours pour les élèves des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE)
Une classe préparatoire littéraire, scientifique ou commerciale (en un ou deux ans), est la voie traditionnelle pour intégrer les plus prestigieuses des grandes écoles. Il existe quelques " prépas " privées (et chères), notamment pour les formations commerciales, mais la plupart sont des classes supérieures des lycées publics. Pour y être admis, un excellent dossier scolaire est primordial et le plus souvent une mention au bac. Une très faible proportion d'étudiants étrangers y est inscrite (2,6 %).
Le rythme de travail y est extrêmement intensif et le climat à la compétition entre élèves. Autant dire que, outre un excellent niveau de français et une bonne culture générale, de solides ressources psychologiques vous seront nécessaires.
Signalons que pour faciliter leur recrutement parmi les élèves des classes préparatoires, certaines écoles organisent un concours d'admission commun.
Il existe également des possibilités " d'admission parallèle " dans les grandes écoles. Elles sont d'un plus ou moins grand intérêt selon la notoriété de l'école. Nous y reviendrons dans la troisième partie du guide dans le chapitre " Gérer son cursus ".
Pour vous inscrire dans une grande école ou une classe préparatoire, adressez-vous avant le mois de mars directement auprès de l'établissement de votre choix, école ou lycée pour les prépas, afin de connaître ses critères et modalités propres d'admission.
Les écoles spécialisées
Pour la plupart des disciplines, les étudiants ont le choix entre divers types d'établissements, mais l'accès à certaines professions impose le passage par une école spécialisée.
Ces formations, qui couvrent des domaines très divers (art, audiovisuel, comptabilité, documentation, immobilier, journalisme, paramédical, action sociale…), sont de durée variable (deux à sept ans) et conduisent :
à la délivrance d'un diplôme d'Etat (assistantes sociales, infirmières…) ;
à une habilitation particulière du gouvernement (architecte DPLG…), ou d'un conseil de l'ordre (experts-comptables…).
Certaines filières, notamment dans le domaine artistique, ne délivrent aucun diplôme spécifique.
Les écoles publiques dispensent généralement un enseignement gratuit (avec quand même des droits d'inscription), mais pratiquent le plus souvent une sélection à l'entrée.
Malheureusement, pour certaines écoles privées, la sélection sera avant tout d'ordre financier. Pour bien choisir une école spécialisée privée, il sera important de s'informer sur sa reconnaissance par le milieu professionnel correspondant à la spécialité.

A noter!
Pour vous aider à choisir une école privée
CNDEP (Centre national documentation enseignement privé) :
20, rue Fabert, 75007 Paris. Tél. : 01 47 05 32 68. Fax : 01 47 05 05 61 52.
52, rue Chevreul, 69007 Lyon. Minitel 3615 FABERT. Internet : www.fabert.com
L'Office de documentation et d'information sur l'enseignement privé (ODIEP). 45, avenue Bernanos, 75005 Paris. Tél. : 01 43 29 90 70. Fax : 01 43 25 61 28.


Parole de pro
Un esprit de conquête
Francois Blamont, directeur général d'EduFrance (Groupement d'intérêt public, sous tutelle du ministère de l'Education nationale, de la Recherche et de la Technologie et du ministère des Affaires étrangères).
" EduFrance a été créé en novembre 1998. Ce qui a présidé à sa création, c'est la décrue très importante du nombre d'étudiants étrangers dans les années 90 et le constat que de plus en plus d'étudiants d'Afrique francophone se dirigeaient vers le Canada. Il est apparu à cette occasion que la France ne disposait pas d'une organisation qui, dans l'esprit de la mondialisation, allait faire la promotion des études supérieures françaises auprès des étudiants étrangers. De toute évidence la France avait un retard historique. Les Anglais et les Allemands ont créé des agences de promotion dès les années 30. En France, nous continuons à penser que les étudiants étrangers viennent à nous naturellement et de ce fait nous avons tendance à oublier que l'éducation est devenue une "marchandise" certes particulière, et que nous sommes dans le monde "education is a market". Il faut donc aller faire de la promotion auprès des universités et des établissements étrangers. Pour cela, EduFrance propose un catalogue de formations supérieures, émanation d'un réseau constitué de 174 établissements supérieurs publics et privés français, qui sont devenus adhérents d'EduFrance. Pour la diffusion de ce catalogue, nous avons développé une politique de proximité en ouvrant 75 espaces EduFrance dans 31 pays. Ainsi, les premiers services d'orientation sont à la portée de l'étudiant étranger dans son pays d'origine. Notre ambition ne s'arrête pas là. En effet, nous voulons installer des espaces EduFrance directement dans les universités de plusieurs pays étrangers. Notre objectif est de professionnaliser l'accueil des étudiants étrangers avec une prestation globale. Si l'étudiant passe par notre intermédiaire, il bénéficie d'un "séjour EduFrance". C'est-à-dire que nous l'accueillons à l'aéroport, nous le conduisons à son lieu de résidence et à partir de ce moment-là, il sera en permanence en contact avec un service d'EduFrance qui assure un suivi personnalisé tout au long du séjour. En quelque sorte, l'étudiant étranger rentre dans la famille EduFrance.
La France, qui est un grand pays européen avec ses traditions, ses particularités, sa culture, sa langue, son histoire, offre beaucoup d'atouts. Ainsi, l'étudiant étranger, au-delà des études, vient en France pour tout ce que peut lui apporter globalement notre pays.
Finalement EduFrance est devenu un véritable instrument pour une meilleure lisibilité de notre système éducatif à l'étranger. "
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