L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR FRANCAIS EN QUELQUES DATES

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L'enseignement supérieur français en quelques dates

Issu d'une longue tradition historique, l'enseignement supérieur français est un système riche et complexe qui peut désorienter plus d'un étudiant, a fortiori lorsqu'il est étranger.
Ce chapitre n'a pas pour ambition de décrire le système dans ses moindres détails, mais d'en présenter les grandes caractéristiques de la façon la plus large, la plus simple et la plus précise possible, afin de le rendre plus accessible.
Dans les chapitres suivants, nous examinerons les différents types de formations et d'établissements de l'enseignement supérieur français, puis les démarches d'inscription.

Après la Révolution française de 1789, de nombreuses écoles, dont certaines existent encore aujourd'hui, furent créées pour répondre aux nouveaux besoins de la société industrielle. Parmi les plus prestigieuses, citons l'école Polytechnique et l'école Centrale.

Jusqu'en 1968, le système instauré par Napoléon Ier régit l'organisation de l'enseignement supérieur : l'Empereur regroupe sous le terme " Université " l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur (établissements du second degré, lycées, facultés), dont certains trouvaient leur origine au moyen âge.

A la suite des événements de 1968, l'enseignement supérieur (à l'exception des grandes écoles) connut une profonde réorganisation : pour instaurer un lien entre l'enseignement et la recherche, les universités sont devenues pluridisciplinaires et autonomes, ouvertes à la participation de personnalités extérieures. L'autonomie, comme principe de base des établissements universitaires, signifie qu'ils sont responsables des enseignements dispensés ainsi que des critères d'admission.

Une loi, en 1984, est venue accélérer cette évolution. Depuis cette date, l'ensemble des formations proposées par les écoles et les universités est regroupé au sein du Service public de l'Enseignement supérieur qui relève de différents ministères (Enseignement supérieur et Recherche, Santé, Agriculture, Culture et Communication, etc.). Voir le carnet d'adresses.

Depuis 1968, l'une des missions des établissements d'enseignement supérieur est de promouvoir la coopération internationale. La présence des étudiants étrangers est une composante traditionnelle et essentielle de la vie des établissements français, fondée sur le respect de certains principes :
égalité des droits entre tous les étudiants : les conditions d'accès à l'enseignement supérieur sont identiques, quelle que soit l'origine des étudiants (mêmes exigences de niveau) ;
volonté d'échanges et de mise en œuvre d'une véritable politique d'accueil avec pour objectif d'assurer la cohérence entre la formation des étudiants étrangers et le développement des centres universitaires de leurs pays d'origine ;
répartition équilibrée de l'ensemble des étudiants sur le territoire national afin de favoriser la qualité des formations dispensées.

Bon à savoir
Réforme en cours

Dans le cadre de l'harmonisation européenne des diplômes universitaires, le ministère de l'Education nationale a initié une réforme portant sur la création de quatre " grades " européens : le baccalauréat, la licence (bac + 3), le mastère (bac + 5), le doctorat (bac + 8), avec la nécessité pour les universités de s'organiser autour de ce schéma. Par ailleurs, les ECTS (système européen de crédits) font leur apparition en France. Désormais, une licence représentera un nombre de crédits (180) et non plus un nombre d'années précis. Ces crédits pourront être validés à l'étranger. Des universités comme Bordeaux I ou Paris IX ont déjà mis en place ce système.

Pour vous aider à comprendre de quelle façon fonctionne le système, explorons maintenant les différentes voies offertes par l'enseignement supérieur français, le contenu des enseignements, le profil requis et les modes d'accès.

 

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