FORMATIONS ET ETABLISSEMENTS DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR FRANCAIS

Les formations courtes à vocation professionnelle
Les formations longues à l'Université
Grandes écoles et écoles spécialisées
La fac sans le bac

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Formations et établissements de l'enseignement supérieur français

Les formations longues à l'Université

Quelques chiffres : Les universités françaises accueillent plus de 1 425 000 étudiants pour environ 700 000 inscrits dans les autres formations (classes préparatoires, grandes écoles, écoles spécialisées, formations courtes…). Chaque année, 300 000 nouveaux bacheliers y accèdent, soit 70 % des élèves de terminale.
La France possède 84 universités réparties dans 28 académies qui découpent son territoire, soit :
500 sites pour l'enseignement supérieur universitaire (en incluant les IUT) ;
près d'un millier d'UFR (unités de formation et de recherche) auxquelles s'ajoutent des instituts et des écoles qui dispensent des formations pluridisciplinaires à finalité professionnelle.
Les disparités géographiques, même si elles tendent à s'atténuer, existent encore. Près de la moitié des effectifs sont inscrits dans seulement sept académies. A elles seules, les trois académies de la région parisienne (Paris, Créteil et Versailles) comptent 29 % des étudiants. Chaque rentrée universitaire y prend des allures de petite catastrophe et nombreux sont les étudiants qui ne parviennent pas à s'inscrire selon leurs souhaits.
Disparités également entre les universités : les plus grosses peuvent accueillir jusqu'à 30 000 étudiants (Paris I, V, VI ou VII par exemple) tandis que les plus petites n'en reçoivent que 2 000 à 5 000.

Cycles d'études et diplômes de l'Université : Si, pendant longtemps, l'université a privilégié les formations générales et théoriques, on a vu apparaître ces dernières années de nouveaux cursus, accessibles à différents niveaux d'études, plus ouverts sur le monde professionnel avec une alternance de stages et de cours pratiques. Entre les formations généralistes et les formations professionnelles, à vous de faire un choix.
Les formations universitaires sont organisées en trois cycles qui se succèdent et se complètent, le plus souvent en vue d'études longues (quatre ans et plus), avec cependant des possibilités de sorties ou de passerelles après deux ou trois ans d'études.
Les études de médecine, de pharmacie et d'odontologie suivent un déroulement particulier. Elles font l'objet d'un paragraphe spécifique à la fin du chapitre.

Le 1er cycle
Le 1er cycle comprend deux formations sanctionnées, après deux années d'études, soit par un diplôme généraliste, le Deug (diplôme d'études universitaires générales), soit par un diplôme à vocation professionnelle, le Deust, dont nous avons parlé au chapitre précédent.

Le Deug
Toutes les formations universitaires longues (à l'exception des études médicales) débutent par un 1er cycle de deux ans, sanctionné par le Deug (diplôme d'études universitaires générales). Il s'agit d'un diplôme national accessible après le baccalauréat ou un diplôme reconnu équivalent.
Cycle d'initiation à des savoirs fondamentaux, il offre une formation générale, essentiellement théorique, assez peu adaptée aux exigences du monde du travail. Il ne représente donc pas une finalité en soi, mais doit plutôt être envisagé comme la voie d'accès au 2e cycle.
Une réforme pédagogique en cours, concernant les 1er et 2e cycles universitaires tend à une simplification des filières : auparavant, les unités de formation et de recherche (UFR) des universités définissaient librement leurs Deug. La réforme tente d'introduire plus de cohérence dans ce domaine. Ainsi, le nombre d'intitulés de Deug est passé de 300 à 10. Regroupés en trois grands domaines (sciences et technologie ; lettres, arts et sciences humaines ; droit, sciences politiques, économie et administration), la plupart des Deug sont assortis d'une mention et les universités gardent la possibilité d'ajouter localement des options.
La première année du Deug a un caractère pluridisciplinaire : il s'agit d'une initiation aux différentes disciplines du programme du Deug choisi. A l'issue du premier semestre, l'étudiant se prononce pour une des mentions du Deug, mais il conserve la possibilité de modifier son orientation à la fin de l'année avec l'accord de l'établissement. La seconde année, plus spécialisée, prépare les étudiants à l'entrée en 2e cycle.
Vous n'avez droit qu'à trois inscriptions administratives pour obtenir votre Deug. Ce qui signifie que vous ne pouvez redoubler qu'une seule fois, même si vous changez d'université ou d'orientation. Néanmoins, le président de l'université a le pouvoir d'accorder une dérogation (voire deux) pour une année supplémentaire de Deug, à condition toutefois de posséder un solide dossier. Si 60 % des étudiants finissent par décrocher leur Deug, seuls 28 % l'obtiennent en deux ans.

2e et 3e cycles

Le 2e cycle
Composé d'une année de licence suivie d'une année de maîtrise, le 2e cycle permet d'approfondir ses connaissances dans la spécialité choisie.
L'organisation des études en licence, qu'elle soit classique ou professionnelle, est proche de celle du 1er cycle (système d'unités de valeur ou de modules, matières obligatoires ou optionnelles, examen final ou contrôle continu…) et le rythme de cours y est comparable.
Environ deux tiers des étudiants titulaires d'une licence poursuivent leurs études en vue d'obtenir une maîtrise. L'obtention de la maîtrise est conditionnée par un exercice inédit pour les étudiants et qui constitue un premier pas vers la recherche : il s'agit de rédiger un mémoire et de le soutenir devant un jury, en fin d'année.

Les filières générales du 2e cycle
Elles s'adressent à des étudiants qui désirent poursuivre l'acquisition de connaissances classiques, plutôt qu'une pratique professionnelle immédiate, et concernent les disciplines traditionnelles de la recherche et de l'enseignement (mathématiques, philosophie, lettres, langues, histoire…).
La réforme pédagogique en cours devrait simplifier le système et regrouper les quelque 250 licences et maîtrises (sans compter les options spécifiques à certaines universités) qui existent actuellement.

Les filières professionnalisées du 2e cycle
Ces filières sont sélectives et possèdent une excellente réputation auprès des milieux professionnels. Citons les MST (maîtrise des sciences et techniques), les MSG (maîtrise des sciences de gestion), les Miage (maîtrise de méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises), ou encore les magistères et les filières des instituts universitaires professionnalisés. On y accède à l'issue d'un 1er cycle universitaire avec un Deug ou une licence. La motivation, un solide dossier et la réussite aux tests préliminaires, certificats préparatoires et autres entretiens, sont quelques-unes des clés pour entrer dans ces filières extrêmement sélectives.
Les MST, MSG, Miage sont accessibles au niveau bac + 2 pour des études d'une durée de deux ans.
Même niveau requis pour le magistère qui lui dure trois ans. La scolarité se déroule aussi sur trois ans dans les IUP (instituts universitaires professionnalisés), dont l'accès est possible après une année d'études supérieures validée.
Dernier né des diplômes universitaires : la licence professionnelle. Accessible à tous les diplômés bac + 2, cette formation comprend 12 à 16 semaines de stages en entreprise et permet d'obtenir un diplôme bac + 3. Elle prépare aux métiers en émergence ou aux métiers qui ont quelques difficultés de recrutement.

Le 3e cycle
Si vous désirez poursuivre après la maîtrise, vous pouvez envisager un 3e cycle. Remarquons, d'ailleurs, qu'une part grandissante des étudiants choisit cette voie. Deux options se présentent : s'engager dans la recherche (DEA puis doctorat) ou s'orienter vers un diplôme à finalité professionnelle (DESS).
Les étudiants étrangers choisissent principalement les filières du 3e cycle. Leur taux d'inscription dans ce cycle est de 36,5 % (soit 50 376 étudiants). On y retrouve essentiellement des étudiants originaires des pays en voie de développement. Ainsi, 8 839 étudiants asiatiques et 29 471 étudiants africains suivent un 3e cycle. On note également que 67 % des étudiants étrangers de troisième cycle sont inscrits en sciences exactes.

 

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