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La procédure d'inscription directe vous concerne si vous appartenez
à l'une de ces catégories :
vous avez déjà été inscrit dans une université française ;
vous souhaitez vous inscrire en 2e ou 3e cycle ou suivre un stage
dans un laboratoire de recherche d'une université ;
vous souhaitez vous inscrire dans une classe préparatoire aux grandes
écoles ou dans un établissement recrutant par voie de concours,
jury d'admission ou sur titres (grande école, IUT, etc.) ;
vous êtes titulaire du baccalauréat français (ou d'un diplôme français
admis en dispense par une réglementation nationale), du baccalauréat
franco-allemand, du baccalauréat européen ou du baccalauréat français
option internationale ;
vous souhaitez vous inscrire dans un établissement ne relevant pas
du ministère de l'Education nationale ;
vous souhaitez préparer un DU (diplôme d'université). Néanmoins,
en vertu de leur autonomie, les universités peuvent, pour certains
de ces diplômes, exiger la procédure d'admission préalable ;
vos études entrent dans le cadre d'un programme arrêté par accord
entre gouvernements ou défini par une convention interuniversitaire.
Dans ce cas, c'est ce programme qui définit les modalités d'inscription
;
vous êtes boursier du gouvernement français, d'un gouvernement étranger
ou d'une organisation internationale, à condition que votre bourse
soit gérée par un organisme français agréé, notamment le Cnous (Centre
national des œuvres universitaires) ou EGIDE (ex-CIES : Centre international
des étudiants stagiaires) ;
vous êtes apatride, réfugié ou vous avez obtenu l'accord du directeur
de l'OFPRA (Office français pour les réfugiés et les apatrides)
si vous êtes demandeur d'asile n'ayant pas encore obtenu le bénéfice
de ce statut ;
vous êtes enfant de diplomate en poste en France ;
vous êtes de nationalité allemande et vous souhaitez vous inscrire
en lettres, sciences ou sciences humaines.
Ou en vertu d'accord bilatéraux, si vous êtes :
élève luxembourgeois et vous souhaitez vous inscrire dans une université
de Strasbourg ou de Nancy ;
élève allemand (sauf si vous souhaitez vous inscrire en médecine,
pharmacie ou odontologie) à la condition que vous soyez dispensé
de l'épreuve d'évaluation linguistique (voir plus loin l'encadré
" Inscription dans l'enseignement supérieur et connaissance de la
langue française ") ;
étudiant, résidant en Grande-Bretagne, d'un département de français
d'une université britannique, soumis à l'obligation d'effectuer
un séjour d'un ou deux semestres en France pour obtenir un diplôme
de licence britannique ;
élève du lycée Leonardo da Vinci de Paris.
Si vous faites partie de l'une des catégories mentionnées, vous
pouvez vous inscrire directement auprès de l'établissement de votre
choix. Les périodes et les modalités d'inscription étant très variables,
il ne sera jamais trop prudent de vous informer le plus tôt possible
- dès le premier trimestre de l'année précédant vos études en France
- auprès de l'établissement, qui vous indiquera ses modalités propres
d'admission (dossier, concours, équivalences de diplômes accordées…)
et la marche à suivre.
A la loupe
Les titulaires d'un baccalauréat français obtenu à
l'étranger
Une procédure simplifiée a été mise
en place pour les titulaires d'un baccalauréat français
obtenu dans un lycée français à l'étranger,
qui souhaitent intégrer un établissement d'enseignement
supérieur en France. Un dossier spécifique (dossier
bleu) est mis à leur disposition (accessible également
sur internet : www.education.gouv.fr/prat/formul/default.htm), qu'ils
doivent retourner avant fin février directement au Cnous
(Centre national des uvres universitaires et sociales. 6,
rue Jean Calvin, BP 49, 75522 Paris cedex 5).
Chaque candidat peut choisir entre deux académies différentes
(les trois académies de la région parisienne étant
considérées comme n'en formant qu'une), entre trois
universités dont deux dans la première académie
et entre deux disciplines distinctes. Par ailleurs, les candidats
ne sont plus tenus de présenter des bulletins semestriels,
ce qui évitera toute tentation de sélection entre
les candidats alors même qu'un " refus d'inscription
par l'université [
] ne peut être motivé
par une appréciation sur le niveau du candidat ".
Source : circulaire 99-220 du 28 décembre 1999 du ministère
de l'Education nationale.
Inscription à l'Université
: Si vous êtes titulaire d'un diplôme de 1er, 2e ou
3e cycle de l'enseignement supérieur dans votre pays, vous
n'avez pas, en principe, à vous soumettre à la procédure
d'admission préalable spécifique à l'entrée
en 1er cycle.
Dans ce cas, adressez-vous directement à l'université
afin de connaître la procédure permettant d'établir
l'équivalence de vos diplômes actuels ou de vos années
d'études justifiant l'inscription demandée. Certaines
universités, outre les questions d'équivalence des
diplômes étrangers, organisent un contrôle de
niveau ou d'orientation.

L'inscription multiple en 2e cycle
Nous conseillons aux candidats à une
inscription en 2e cycle de faire des demandes dans plusieurs
universités.
Attention : un refus d'inscription en 2e cycle ne donne jamais
droit à une inscription automatique en 1er cycle. Le
ministère de l'enseignement supérieur recommande
donc aux candidats incertains de leur inscription en 2e cycle
(pour un problème d'équivalence de diplôme,
par exemple) de déposer en parallèle une demande
d'admission préalable pour le 1er cycle (début
des démarches dès décembre de l'année
précédant les études ; voir plus loin)..
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Pour le 3e cycle, c'est le responsable
du DEA ou du doctorat qui a le pouvoir d'accorder ou non l'autorisation
d'inscription. Le mieux est donc de prendre rendez-vous avec lui
afin de lui présenter vos diplômes et de défendre
personnellement votre projet de recherche. Si vous n'avez pas la
possibilité de venir en France pour effectuer cette démarche
(ce qui est le cas de la majorité des étudiants étrangers),
écrivez-lui une lettre.
Vous obtiendrez la liste des formations de 3e cycle (intitulés
des diplômes, noms des responsables et contenus des enseignements)
auprès du service d'information et d'orientation de l'université.

L'équivalence des diplômes
Le fait que vous ne soyez pas soumis à la procédure
d'admission préalable ne signifie pas que vous puissiez
entrer dans une université sans aucune restriction.
La procédure de demande d'équivalence (parfois
appelée dérogation de titre) concerne les étudiants
ne possédant pas le diplôme requis pour une inscription
automatique et, en particulier, les diplômes étrangers.
Elle permet d'évaluer à quel nombre d'années
d'enseignement supérieur français correspondent
les études effectuées dans le pays d'origine.
Elle a généralement lieu avant les démarches
d'inscription et les diplômes doivent être traduits
en France par un traducteur assermenté.
Dans la mesure où il n'existe plus depuis de nombreuses
années d'équivalence nationale, chaque université
définit ses propres exigences sur proposition d'une
commission pédagogique. Ce qui signifie que, pour le
même diplôme, deux universités peuvent
autoriser l'accès à des niveaux d'études
différents. Malheureusement, ces disparités
cachent parfois une sélection injustifiée sur
d'autres critères que la valeur du diplôme (capacité
d'accueil de la filière notamment).
Il convient d'ajouter qu'une équivalence n'est accordée
que pour une année et qu'elle n'équivaut pas
à la possession véritable du titre dont elle
dispense.
Et pour travailler
? Un étranger qui souhaite travailler en France
doit s'informer sur une éventuelle reconnaissance professionnelle
de son diplôme étranger, qui peut varier selon
que la profession est réglementée ou pas. Pour
s'informer ou pour essayer d'obtenir une attestation de niveau,
s'adresser à la délégation aux Relations
internationales et à la Coopération (DRIC, bureau
B3, 110, rue de Grenelle, 75007 Paris. Tél. : 01 55
55 65 90) qui indiquera, le cas échéant, le
point d'informations NARIC dans chaque académie.
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Inscription dans les autres types d'établissement
: Rares sont les établissements qui vous accepteront au simple
vu de votre diplôme. La plupart, qu'ils soient publics ou
privés, ont le choix parmi toute une gamme de modes de recrutement
(dossier, entretien, examen, concours).
Le degré de sélectivité varie considérablement
d'une école à l'autre : élevé à
l'entrée des grandes écoles ou des classes préparatoires,
il l'est un peu moins, par exemple, pour les IUT.
Dans tous les cas, vous devez vous informer des modalités
d'admission et demander un dossier d'inscription directement auprès
de l'établissement choisi. Les dates de clôture des
inscriptions s'étalent généralement de février
à septembre. Il vaut mieux toutefois entreprendre vos premières
démarches le plus tôt possible (dès la fin du
premier trimestre comme pour la procédure d'admission préalable)
car certains établissements sont très vite complets.
Si aucun établissement ne vous a admis et que vous souhaitiez
entrer en première année de 1er cycle d'une université,
vous devrez obligatoirement vous soumettre à la procédure
d'admission préalable. Dans la mesure où cette procédure
démarre en décembre de l'année précédant
la venue en France, il faut avoir envisagé cette solution
de repli dès le départ.
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