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A moins d'appartenir à l'une des catégories mentionnées précédemment
pour l'inscription directe, la procédure d'admission préalable est
obligatoire pour une première inscription en 1er cycle dans une
université (y compris pour une première année de médecine, de pharmacie
ou d'odontologie, ou une première année de capacité en droit).
Les étapes de cette procédure sont décrites dans le calendrier qui
suit. Veillez à vérifier les dates exactes auprès de l'ambassade
ou de l'université car un seul jour de retard dans cette procédure
longue pourrait anéantir tous vos projets.
Retrait du dossier entre le 15 novembre et le 15 janvier de l'année
précédant les études en France:
Auprès du service compétent de l'ambassade de France dans votre
pays d'origine ou de résidence (les demandes par correspondance
se font en langue française) - dossier blanc.
Directement auprès de l'université la plus proche de votre domicile,
si vous résidez déjà en France (ce qui signifie que vous êtes titulaire
d'une carte de séjour d'une durée d'un an minimum), ou si l'un de
vos parents (père ou mère) ou votre conjoint possède une carte de
séjour d'au moins trois ans. Dans ce cas, vous pouvez également
en faire la demande par courrier sans oublier de joindre une copie
d'une des cartes de séjour - dossier blanc.
Désormais, le dossier peut également être téléchargé à la fin de
l'année précédant les études en France sur le site du ministère
de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
à l'adresse suivante :
Vous pouvez postuler dans un même dossier pour deux universités,
par ordre de préférence, mais une seule candidature est autorisée
pour une université de la région parisienne (académies de Paris,
Créteil, Versailles).

La France c'est aussi la province
La localisation géographique est un facteur
important au moment de choisir un établissement d'enseignement.
On observe que la majorité des étudiants étrangers optent de
façon quasi systématique pour un établissement implanté en région
parisienne. Si Paris possède de nombreux attraits et concentre,
il est vrai, une part importante des écoles et universités françaises,
s'inscrire en province peut s'avérer un choix judicieux car
les conditions de vie, de travail et d'hébergement y sont généralement
plus favorables.
D'autre part, contrairement à une idée fréquemment répandue,
il est erroné de croire que les formations seraient de meilleure
qualité à Paris qu'en province. Rappelons que les diplômes délivrés
par les universités sont des diplômes nationaux, c'est-à-dire
qu'ils possèdent tous la même valeur.
Alors, si vous avez le choix, n'hésitez pas à relever le défi
de la province. Vous pourrez toujours rejoindre Paris après
quelques années d'études.
Plusieurs arguments militent pour un tel choix :
les conditions de logement sont globalement plus favorables
en province qu'à Paris (logements plus spacieux et loyers moins
élevés) ;
la probabilité d'obtenir une inscription à Paris est moins grande,
du fait même de l'excès de candidatures dans les établissements
de la région parisienne
(55 000 étudiants étrangers à Paris et dans sa région contre
une moyenne de 3 000 pour les dix principales villes universitaires
de province) ;
les démarches administratives, notamment la demande de titre
de séjour, sont sinon plus faciles, généralement plus rapides,
dans les régions à faible concentration de population étrangère.
Pour en savoir plus sur les possibilités et les choix d'inscription,
consultez le site d'EduFrance :
ou écrivez à
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Avant le 31 janvier : Remettez ou envoyez
le dossier soigneusement complété au service qui vous
l'a délivré. Vous recevrez en retour un récépissé
que vous devrez conserver précieusement.
Le dossier comportera les pièces suivantes :
un acte de naissance et sa traduction légalisée en
français ;
la photocopie du diplôme donnant accès à l'enseignement
supérieur dans votre pays ainsi que pour la filière
d'études choisie en France, et la photocopie de sa traduction
certifiée conforme par un service officiel français.
Si vous n'êtes pas encore en possession de ce titre au moment
de la demande, vous devrez fournir un relevé des notes obtenues
au cours des deux dernières années scolaires. Vous
devrez produire l'original du titre pour l'inscription définitive
(administrative et pédagogique) en France.
Au cours du mois de février : Vous
recevrez une convocation pour passer l'épreuve d'évaluation
de langue française élaborée par le ministère
de l'Education nationale, sauf si vous faites partie des personnes
dispensées (voir plus loin " Inscription dans l'enseignement
supérieur et connaissance de la langue française ").
Avant la mi-mars : Votre dossier sera
transmis à l'université de votre premier choix.
A partir de mi-avril : L'université
de votre premier choix vous communiquera sa décision en indiquant
la note qu'elle vous a attribuée au test de langue française.
Si sa réponse est négative, elle transmettra automatiquement
votre dossier à la seconde université.
A partir de la mi-mai : Vous devrez
recevoir la réponse de la seconde université avec
la note obtenue au test de français.
Dès le 1er juin : Si aucune réponse
ne vous est parvenue à cette date, écrivez le plus
rapidement possible aux deux universités pour leur demander
des explications. Joignez une enveloppe timbrée pour la réponse
si vous résidez en France ou un coupon-réponse si
vous résidez à l'étranger. Conservez soigneusement
les photocopies de vos lettres (de préférence recommandées
avec accusé de réception).
Dès juin et avant le 31 juillet : En
cas de réponse positive de l'une des universités,
vous devrez lui adresser par retour de courrier une lettre de confirmation
en vue de l'inscription administrative. Conservez une copie de cette
lettre. Suivez bien les recommandations formulées par votre
université d'accueil. Les règles et les dates peuvent
différer d'un établissement à l'autre.
Avant le 10 juillet (cachet de la poste faisant
foi) : En cas de double refus, et à condition d'avoir
obtenu une note égale ou supérieure à la moyenne
à l'épreuve d'évaluation de connaissance du
français, vous pouvez demander au ministère de l'Education
nationale (DRIC B1/DAIES, 61/65, rue Dutot, 75015 Paris) une réorientation
de votre dossier vers une troisième université. Cette
demande doit suivre à la lettre les consignes indiquées
dans le dossier de demande d'inscription, et doit impérativement
être adressée en français et accompagnée
de toutes les pièces mentionnées.
Il est rappelé dans ce même dossier que " compte
tenu des capacités d'accueil limitées des universités
françaises, votre demande de réorientation n'aura
de chance d'aboutir que si les trois conditions suivantes sont bien
remplies : toutes les pièces mentionnées sont jointes
; la formation envisagée correspond bien à la formation
antérieure suivie ; les résultats scolaires et linguistiques
sont bons ".
Mais attention, l'intervention du ministère n'est qu'indicative.
Il ne peut en aucun cas opérer une sélection des dossiers
et doit essentiellement s'assurer d'une bonne répartition
des étudiants étrangers sur l'ensemble du territoire
français. Ses services orienteront votre dossier vers une
université susceptible de vous accueillir, mais ne pourront
en aucun cas - autonomie oblige - la forcer à vous inscrire.
Le nombre de candidats qui parviennent à bénéficier
ainsi d'un troisième choix est extrêmement limité.
Il est néanmoins arrivé que le ministère intervienne
avec plus d'insistance pour des étudiants originaires de
pays traversant de graves crises politiques (ce fut le cas, par
exemple, pour les étudiants chinois après les événements
du printemps 89).
En tout état de cause, le ministère fera connaître
la réponse définitive au plus tard le 15 septembre
En bout de course, il est toujours possible de contester, dans
les deux mois suivant sa notification, un refus d'admission préalable
devant une juridiction administrative (devant le tribunal administratif
de Paris, si le refus émane du ministère).
Pour obtenir une aide pour votre choix d'inscription et pour les
formalités à accomplir, consultez le site d'EduFrance
:
ou écrivez à

Inscription dans l'enseignement supérieur
et connaissance de la langue française
Il paraît difficilement envisageable, et peu souhaitable,
de suivre des études en France sans une bonne connaissance
de la langue. Les exigences des différents types d'établissements
varient en la matière, mais il faut considérer
qu'un niveau de fin d'études secondaires est un minimum.
Pour les étudiants concernés par la demande
d'admission préalable (première demande d'inscription
en première année de 1er cycle à l'université),
une épreuve d'évaluation de connaissance de
la langue française est organisée au cours du
mois de février, sous l'autorité du ministère
de l'Education nationale qui élabore les sujets.
Ce test national a pour objectif d'apprécier votre
niveau de compréhension du français et votre
capacité à suivre les enseignements dans la
filière envisagée (prise de notes, rédaction
).
Il se déroule à la même date partout dans
le monde, soit à l'ambassade de France dans votre pays,
soit en France pour les étudiants qui y résident
déjà (dans la première université
demandée par l'étudiant).
L'épreuve dure trois heures et comprend deux parties.
La première, commune à tous les candidats, est
basée sur l'écoute d'un texte enregistré
ou lu par un examinateur, suivie de questions de compréhension
et d'une courte rédaction autour d'un sujet imposé.
La seconde partie est en rapport avec la filière que
vous souhaitez intégrer (études scientifiques,
médicales et pharmaceutiques ; études littéraires,
artistiques ou en sciences humaines ; études politiques,
juridiques, économiques ou de gestion). Elle comporte
des questions ouvertes et des questions à choix multiple.
Chaque université, selon la filière et le degré
de sélection, possède ses propres critères
d'évaluation (allant souvent au-delà d'une simple
estimation du niveau en français) et apprécie
le travail des candidats en leur attribuant une note. La réussite
à cette épreuve est une condition indispensable,
mais elle ne donne pas automatiquement droit à une
inscription.
Certains étudiants peuvent être dispensés
de l'épreuve : ressortissants d'un pays où le
français est la langue officielle ou d'un pays où
les épreuves de diplôme de fin d'études
secondaires se déroulent en majeure partie en français,
titulaires du DALF (Diplôme approfondi de langue française,
délivré par les instituts culturels français
et les Alliances françaises à l'étranger),
élèves ayant suivi un enseignement en langue
française dans les établissements du secondaire
dont la liste est établie conjointement par le ministère
de l'Education nationale, le ministère des Affaires
étrangères et le ministère de la Coopération
et du Développement.
Ont été ajoutés à cette liste
par dispense conventionnelle : les élèves allemands
titulaires de la allgemeine Hochschulreife issus de sections
bilingues ou ayant obtenu en français renforcé
(Leistungkurs) une note égale ou supérieure
à la moyenne ; les titulaires du baccalauréat
franco-allemand, les élèves italiens des sections
bilingues françaises du Lycée Santissima Annunziata
de Florence et du lycée Galvani de Bologne ; les étudiants
issus des sections bilingues françaises figurant sur
une liste établie chaque année conjointement
par les ministères en charge de l'éducation
nationale, de l'enseignement supérieur et des affaires
étrangères.
Même si vous êtes légalement dispensé,
certaines universités exigeront que vous passiez ce
test. Vous pouvez également choisir de vous y soumettre
pour donner plus de poids à votre dossier.
Pour les étudiants concernés par l'inscription
directe, il revient à l'établissement d'accueil
de vérifier le niveau de français selon ses
modalités propres. Une excellente maîtrise de
la langue française ainsi qu'une solide culture générale
seront, en particulier, exigées pour vous inscrire
dans une classe préparatoire ou une grande école.
Les candidats à une inscription dans les écoles
d'architecture, qui ne répondent pas aux conditions
de dispense mentionnées ci-dessus, sont soumis depuis
1998 aux épreuves du test linguistique.
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La procédure d'admission préalable est une épreuve
de longue haleine et vous pourrez, dans le pire des cas (recours
auprès du ministère), n'être fixé qu'à
la mi-septembre. Nous vous conseillons donc, au moment où
vous retirez un dossier, d'envisager une solution de repli pour
ne pas vous retrouver sans admission à la rentrée.
Préalable ou directe, votre inscription ne sera définitive
que lorsque vous aurez effectué l'inscription administrative
(subordonnée au paiement des droits d'inscription) auprès
du service de scolarité de l'établissement et, le
cas échéant, votre inscription pédagogique
auprès des services d'enseignement et des laboratoires. Nous
aborderons cette seconde étape de l'inscription dans la troisième
partie du guide, car elle se déroule le plus souvent à
votre arrivée en France.

Cas particulier des étudiants
algériens
Depuis plusieurs années, un dispositif
spécifique à titre dérogatoire a été
mis en place par le ministère des Affaires étrangères
pour les étudiants algériens souhaitant s'inscrire
dans l'enseignement supérieur français.
Pour en savoir plus, il convient de prendre contact avec le
Service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade
de France à Alger (25, chemin Abdelkader Gadouche, Hydra,
Alger). Les conditions d'inscriptions sont consultables sur
le site internet de l'Ambassade :
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