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L'idéal pour financer votre séjour étudiant en France serait, bien
sûr, de décrocher une bourse avant votre départ. Là encore, rien
de très facile…
Les démarches pour solliciter certaines bourses doivent être effectuées
très tôt, un an au moins avant le départ pour la France.
Il existe différents types de bourses qui dépendent de votre pays
d'origine et du type d'études (domaine et niveau) que vous allez
entreprendre : bourses gouvernementales, d'organismes internationaux
ou privés… et pour les 3e cycles, allocations de recherche des universités,
des centres de recherches nationaux et internationaux, bourses de
stages ou de séjours scientifiques de haut niveau…
On observe, qu'en général, les offres de bourses augmentent avec
le niveau des études. Les étudiants de 3e cycle, les chercheurs,
les ingénieurs sont privilégiés en la matière, ainsi que ceux qui
se destinent aux filières scientifiques ou techniques, au détriment
des littéraires, sociologues, historiens…
Autre avantage pour les boursiers, les frais de voyage entre le
pays d'origine et la destination en France sont généralement pris
en charge par l'organisme gérant le dossier. Les autres devront
faire jouer la concurrence entre les agences de voyages ou profiter
des offres promotionnelles des compagnies aériennes.
Nous ne traiterons dans ce chapitre que des bourses qui peuvent
ou doivent être demandées dans votre pays. Dans la troisième partie
du guide, nous vous donnerons d'autres conseils utiles pour arrondir
vos fins de mois, une fois en France (chapitre " Musclez vos finances
").
Pour plus d'informations, adressez-vous au service de scolarité
de l'établissement d'études convoité ou au service des bourses du
ministère de tutelle de l'établissement (Education nationale, Culture,
Santé…).
Première piste, les bourses accordées
par le pays d'origine : Sur l'ensemble des étudiants
étrangers boursiers en France, une très large majorité
bénéficie de ce type de bourses. Les bourses accordées
par le pays d'origine sont, en effet, trois fois plus nombreuses
que les bourses accordées par le gouvernement français
et les organismes internationaux réunis. Ce chiffre est une
moyenne. Pour certains pays, la tendance est encore plus forte.
Rien de très précis ne peut être avancé
sur les critères d'attribution et le montant des bourses
accordées par le pays d'origine de l'étudiant car
ils sont extrêmement variables d'un Etat à l'autre,
et relèvent de l'entière souveraineté des gouvernements
ou organismes nationaux qui les distribuent.
Le fait que les études envisagées ne puissent être
poursuivies dans le pays d'origine est souvent l'une des conditions
prises en considération. Sachez aussi que les Etats sont
généralement plus favorables, et donc plus généreux,
pour des études concernant des secteurs économiques
en développement et répondant à des besoins
réels en main-d'uvre qualifiée.
Enfin, les critères sociaux et la réussite scolaire
ou universitaire de l'étudiant sont d'autres facteurs qui
entrent généralement en ligne de compte.
Les étudiants titulaires d'une bourse accordée par
leur pays doivent avertir leur ambassade ou consulat dès
leur arrivée en France.
N'oubliez pas de vous renseigner auprès de votre université
d'origine : si elle a passé un accord de coopération
et d'échange avec une université française,
cela vous permettra peut-être de financer votre projet d'études
ou de recherche.
Les bourses du gouvernement français (BGF)
Les conditions et critères d'attribution
Les bourses du gouvernement français
émanent du ministère des Affaires étrangères
et sont gérées par différents organismes (principalement
le Cnous et EGIDE): Ces bourses sont soit des aides à la
formation, soit des aides consenties à des chercheurs étrangers
venant effectuer des travaux en France. Elles sont réservées
aux ressortissants d'un Etat ayant passé un traité
de coopération bilatérale avec la France. Les bénéficiaires
sont désignés conjointement par la mission de coopération
et les autorités du pays, dans le cadre du financement global
attribué par le ministère des Affaires étrangères
français. Celui-ci transmet les dossiers acceptés
à des organismes de gestion qui s'occupent de l'accueil et
de la prise en charge du boursier.
L'attribution de la bourse ainsi que sa durée sont décidées
en fonction de projets précis, dans le cadre de programmes
de coopération établis annuellement. Les critères
sociaux ne sont pas déterminants pour ce type de bourses.
Seul le mérite scolaire ou universitaire de l'étudiant
est pris en compte : la réussite de l'année universitaire,
l'appréciation des enseignants et les résultats obtenus
aux examens et contrôles, sont décisifs pour l'obtention
puis le renouvellement de la bourse.
A noter
Organismes gérant des bourses du gouvernement français
o Le Cnous (Centre national des ovres universitaires et scolaires),
Service d'accueil des étudiants étrangers boursiers,
6/8, rue Jean-Calvin, 75005 Paris. Tél. : 01 40 51 55 55.
Fax : 01 40 51 55 56. Internet : www.cnous.fr ; et ses centres régionaux,
les Crous (voir coordonnées dans le carnet d'adresses à
la fin du guide).
Le Cnous est un organisme public qui prend en charge les dossiers
des boursiers inscrits dans les établissements rattachés
au ministère de l'Education nationale. Il édite à
leur intention une brochure intitulée Je vais en France consultable
dans les ambassades de France à l'étranger.
o EGIDE (ex. CIES : Centre international pour étudiants et
stagiaires) : 28, rue de la Grange-aux-Belles, 75010 Paris. Tél.
: 01 40 40 58 58. Internet : www.egide.asso.fr
Le CIES fut créé en 1960 sous l'égide du ministère
de la Coopération. Association à but non lucratif,
il assure, par la tarification de ses prestations, les ressources
indispensables à son fonctionnement. Ce choix fondamental
est la meilleure garantie de son dynamisme.
Bien que de statut privé, EGIDE a une vocation de service
public. Il a reçu pour mission d'accueillir et d'administrer
des dossiers de boursiers étrangers en France (stagiaires
et étudiants relevant d'autres ministères que l'Education
nationale) et de boursiers français se rendant à l'étranger.
Ces dernières années, EGIDE, en plus de ces missions,
a développé des services en faveur des missionnaires,
invités français ou étrangers, et aide à
l'organisation de colloques ou séminaires en France et à
l'étranger.
Doté d'un outil informatique très performant, il peut
être un appui au recrutement de collaborateurs locaux pour
des filiales françaises à l'étranger.
o Ubifrance (ex-ACTIM : Agence pour la coopération technique,
industrielle et économique) : 14, avenue d'Eylau, 75116 Paris.
Tél. : 01 44 34 50 00. Fax : 01 44 34 50 01. Internet : www.ubifrance.com
Placé sous la cotutelle des ministères de l'Economie
et du Commerce extérieur, Ubifrance organise des programmes
pour le compte des organisations internationales (ONU, FAO
)
et des programmes d'information technique pour des experts étrangers
de haut niveau professionnel.
La demande : Elle se fait exclusivement
dans le pays d'origine.
Pour obtenir une telle bourse et le statut de " BGF "
(boursier du gouvernement français), adressez-vous au service
culturel ou de coopération scientifique et technique de l'Ambassade
de France ou à la mission française de coopération
et d'action culturelle dans votre pays, qui vous indiquera la marche
à suivre. La demande doit être faite au début
de l'année universitaire (septembre/octobre) qui précède
la venue en France. Selon votre pays, vous déposerez votre
demande complète auprès de l'ambassade ou bien vous
devrez écrire au ministère de tutelle de votre futur
établissement d'enseignement en France (ministère
de la Santé pour les études de médecine, ministère
de l'Education nationale pour les étudiants en histoire ou
en lettres
).
Dans les deux cas, vous devrez remplir un dossier pédagogique
de demande de bourse d'études ou de bourse de stage et le
remettre (en général, avant le mois de février)
en joignant les documents exigés (notes et diplômes
obtenus au cours des précédentes années d'études,
attestation d'inscription, lettre de motivation). Respectez scrupuleusement
les délais indiqués, afin qu'en cas de réponse
favorable, le dossier soit transmis à temps à l'organisme
gestionnaire en France (Cnous ou EGIDE). Un dossier incomplet ou
remis au-delà de la date limite sera automatiquement rejeté.
Les étudiants étrangers qui résident déjà
en France, et sont donc titulaires d'un titre de séjour,
peuvent également solliciter cette bourse ; ils doivent impérativement
s'adresser à l'Ambassade de France dans leur pays d'origine
(les demandes adressées au ministère des Affaires
étrangères en France n'aboutissent pas). D'autre part,
il est vivement conseillé, dans ce cas, d'obtenir le soutien
de votre université d'origine.
Les prestations : Elles prennent
quatre formes. Le fait de bénéficier d'au moins une
de ces prestations confère à l'étudiant le
statut de boursier du gouvernement français.
L'allocation d'entretien:
Le montant mensuel, fixé par arrêté ministériel,
varie selon le niveau d'études, la qualification scientifique
et la catégorie de bourse. Il s'élevait, en 2001-2002,
à environ 600 euros par mois (taux minimum).
L'allocation d'entretien peut éventuellement être complétée
par différentes indemnités, par exemple une indemnité
de logement si l'organisme gestionnaire (Cnous, CIES) n'est pas
en mesure d'attribuer un hébergement en résidence
universitaire.
Source : guide Je vais en France publié par le Cnous.
Les frais de formation:
Les droits universitaires sont le plus souvent payés directement
par l'organisme gestionnaire à l'établissement d'études
ou éventuellement remboursés à l'étudiant
sur présentation de justificatifs.
A l'université, l'étudiant boursier est exonéré
des droits simples d'inscription. Sont également pris en
charge les frais de scolarité propres à l'établissement
et, éventuellement, les frais de soutien linguistique.
Pour les séjours supérieurs à neuf mois, le
boursier reçoit en outre un forfait annuel pour l'achat de
livres et de matériel pédagogique. Un certain nombre
de dépenses peuvent également être couvertes
après accord de l'organisme gestionnaire (frais d'impression
de mémoire, de rapport de stage, de thèses, frais
spécifiques à certaines études, frais de déplacements
).
La couverture sociale:
Le boursier du gouvernement français est automatiquement
affilié à la Sécurité sociale française,
régime étudiant, et exonéré du paiement
de la cotisation, s'il remplit les deux conditions suivantes : avoir
moins de 28 ans au 1er octobre de l'année en cours (sauf
dérogation), être inscrit dans un établissement
d'études agréé par la Sécurité
sociale. La Sécurité sociale régime étudiant
rembourse une grande partie des dépenses de santé
: consultations, médicaments, séjours à l'hôpital,
interventions chirurgicales
Si l'étudiant ne remplit pas l'une des conditions requises,
ses frais de santé sont alors pris en charge par le ministère
des Affaires étrangères.
Dans les deux cas, le gouvernement français prend en charge
la cotisation annuelle permettant à l'étudiant boursier
de bénéficier d'une mutuelle étudiante. Celle-ci
complète (parfois jusqu'à 100 %) les remboursements
de la couverture sociale.
Nous traiterons plus en détail des questions concernant la
santé et la couverture sociale de l'ensemble des étudiants
étrangers au chapitre " A votre santé ! "
dans la troisième partie du guide.
L'allocation de voyage
Seul le trajet à l'intérieur du territoire français
jusqu'à la ville d'affectation est systématiquement
pris en charge. Les frais de voyage, pour la venue en France et
le retour dans le pays d'origine, peuvent être partiellement
ou totalement couverts après accord du ministère des
Affaires étrangères. Sous certaines conditions, le
boursier se verra remboursé un voyage de vacances dans son
pays, ou bien encore le transport de bagages importants.
Droits et engagements du boursier
Le statut de boursier du gouvernement français est un contrat
: s'il ouvre droit à des prestations particulièrement
avantageuses, il comporte aussi des engagements qui, s'ils n'étaient
pas respectés, pourraient entraîner la suppression
de la bourse.
Parmi ces obligations :
en premier lieu, l'engagement de suivre la formation pour laquelle
la bourse a été accordée et de mener à
bien le programme d'études ou de stage dans les délais
impartis ; une demande d'autorisation préalable est indispensable
pour un changement d'orientation (exceptionnellement accepté)
ou pour un changement d'établissement ;
l'obligation de réponse, dans les délais requis, à
toutes les questions posées par l'organisme gestionnaire
(Cnous, EGIDE
) pendant le séjour (notamment attestations
d'inscription, résultats aux examens, appréciations
des enseignants
) ;
l'obligation d'informer l'organisme gestionnaire d'un voyage hors
de France pour motifs personnels ;
l'impossibilité de cumuler deux bourses (autre bourse française
ou bourse d'une organisation internationale
) ;
l'impossibilité d'exercer une activité rémunérée.
Les bourses accordées par des organismes
internationaux ou des organisations non-gouvernementales :
Les bourses accordées par des organismes internationaux (ONU,
Unesco, OMS
) doivent, en général, être
demandées par l'intermédiaire du gouvernement du pays
d'origine de l'étudiant. Ce sont, le plus souvent, des financements
pour des études de 3e cycle ou des séjours de recherche.
Les étudiants titulaires d'une bourse accordée par
un organisme international ou une organisation non gouvernementale
doivent avertir, à leur arrivée, les représentants
de l'organisme en France.

Les références indispensables
L'Unesco (Organisation des nations unies pour l'éducation,
la science et la culture) a répertorié, pays
par pays, les possibilités de bourses offertes par
les établissements d'enseignement supérieur,
le gouvernement, les institutions publiques ou privées
dans un ouvrage Studies abroad / Estudios en el extranjero
/ Etudes à l'étranger publié deux fois
par an. Ce guide existe sous forme papier et sur cédérom.
On peut la commander en librairie sur le site de l'Unesco
(http://upo.unesco.org/bookdetails.asp?id=2757) ou s'adresser
directement à la librairie de la représentation
de l'Unesco de son pays.
Contact : Unesco en France. 7, place Fontenoy, 75700 Paris.
Tél. : 01 45 68 10 10. Internet :
L'Andes (Association nationale des docteurs ès sciences)
publie chaque année un guide des aides aux formations
doctorales et post-doctorales. Il peut être commandé
sur le site web de l'Andes :
Contact : ANDES. 16, rue Claude Bernard, 75231 Paris cedex
05. Tél. : 01 43 37 51 12. Minitel : 3615 M5*ANDES.
E-mail :
Egide met en ligne sur son site internet une liste de financements
possibles pour les étrangers souhaitant venir étudier
en France, en fonction de leur pays d'origine (tous pays ;
tous pays sauf Union européenne ; pays de la Francophonie
; pays de l'Otan ; pays de l'Union européenne (UE)
et de l'Espace économique européen (AELE/EEE)
; pays de l'Union européenne (UE) ; pays de l'Europe
centrale et orientale ; pays en voie de développement
; Europe (certains pays), Israël, Algérie, Maroc,
Tunisie, Russie, Hong-Kong, Palestine ; Etats-Unis, Canada,
Israël ; Afrique du sud, Argentine, Brésil, Chili,
Chine, Inde, Israël, Roumanie, Russie, et pays de l'OCDE
(hors union européenne) ; Grande-Bretagne ; Etats-Unis
; Chine ; Suède). Les organismes mentionnés
offrent des bourses en nombre significatif et les fiches sont
régulièrement enrichies.
Pour en savoir plus, consultez le site internet d'EGIDE :
L'annuaire des sites web des Nations unies, qui renvoit sur
des organismes internationaux dont certains proposent des
stages et des bourses, vaut également une visite :
www.unsystem.org.
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L'Agence universitaire de la francophonie
(AUF)
L'Agence universitaire de la francophonie (AUPELF-UREF),
association créée en 1961 à l'université
de Montréal, où se trouve encore aujourd'hui son
siège, rassemble 300 établissements d'enseignement
supérieur et instituts de recherche dans 49 pays. La
France assure 80 % de son budget total (200 millions de francs).
Acteur de tout premier plan du développement de la francophonie,
l'Agence développe notamment une série de programmes
de bourses : programmes de mobilité des étudiants
de 2e et 3e cycles vers d'autres pays francophones, bourses
d'excellence pour de jeunes chercheurs de niveau post-doctoral,
stages pour des étudiants qui préparent leur thèse
de doctorat, programmes pour les enseignants en français.
Contacts : AUF
Bureau Europe. 4, place de la Sorbonne, 75005 Paris, France.
Tél. : 01 44 41 18 18. Fax : 01 44 41 18 19.
Direction générale. BP 400, Succ. Côte des
neiges, Montréal (Québec), H3S 2S7, Canada. Tél.
: 1 514 343 6630. Fax : 1 514 343 2107. Internet :
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Les programmes de la Commission de l'Union
européenne : Les étudiants de l'Union européenne
peuvent bénéficier de bourses spécifiques dans
le cadre des programmes d'échange de la Commission de l'Union
européenne. Ils se renseigneront auprès du service
de scolarité ou des relations internationales de leur université
ou de leur école.
Signalons pour finir qu'il est impossible de cumuler deux bourses
allouées par le même organisme ou deux organismes liés
afin que chacun ait sa chance !
Aides de l'établissement d'enseignement
: Les étudiants qui ont l'intention de s'inscrire
dans une grande école (commerce, ingénieurs
)
et qui auraient des difficultés pour financer leurs études,
étant donné le coût généralement
élevé des frais de scolarité, ne doivent pas
hésiter à s'adresser directement à l'établissement.
Certaines écoles ont créé un fonds de solidarité
et proposent des aides de différentes natures, tenant compte
des ressources de l'étudiant et de ses parents : exonération
partielle des frais de scolarité, bourse, prise en charge
des frais d'hébergement
Ces aides souvent cumulables
avec une bourse gouvernementale, peuvent être renouvelées
chaque année.
Enfin, si vous êtes un chercheur ou un professionnel de haut
niveau et que vous envisagez de suivre une formation à l'université,
prenez contact avec le directeur de recherche de l'UFR (unité
de formation et de recherche) où vous souhaitez vous inscrire.
En négociant avec lui et grâce à son appui,
vous pourrez obtenir une allocation de recherche.
Si vous n'avez pas réussi à obtenir une aide avant
votre départ, rien n'est perdu : il existe d'autres solutions
pour financer votre séjour et arrondir vos fins de mois,
une fois installé en France. Nous en parlerons dans la rubrique
" Musclez vos finances ".
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