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>>la vie universitaire
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Gérer son cursus |
En ce qui concerne la gestion de
votre plan d'études, le meilleur réflexe en cas d'échec, si vous avez
le niveau et la possibilité de vous réinscrire, c'est de recommencer
plutôt que de vous engager prématurément dans une voie nouvelle.
Avant tout changement d'orientation, soyez vigilants. Faites le point
avec vos enseignants et faites appel aux services d'un conseiller
d'orientation. Ayez recours à un centre de validation des acquis -
il en existe un auprès de chaque université - pour faire un bilan
d'orientation.
Rappelons que pour le renouvellement de votre carte de séjour, vous
êtes tenu à un cursus ascendant et cohérent. Nombreux sont les étudiants
qui se sont vus refuser le renouvellement de leur titre de séjour
pour avoir opéré des changements d'orientation considérés comme non
justifiés par la préfecture : changements de discipline (de mathématiques
en histoire, par exemple) ou réinscription au même niveau ou à un
niveau inférieur (plusieurs inscriptions successives dans des Deug
différents ou inscription en licence après un succès en maîtrise…).
Dans une mesure raisonnable, un certain droit à l'erreur vous est
néanmoins reconnu. En première année de Deug, le semestre initial
d'orientation vous permet de découvrir des voies suffisamment proches
pour vous permettre de réajuster votre orientation le cas échéant,
voire de vous réorienter vers une filière courte : en IUT, par exemple,
il existe des sections spéciales assurant une formation en un an,
réservée à des étudiants ayant suivi un enseignement supérieur de
deux ans (Deug…).
Après une classe préparatoire, si vous
avez échoué au concours d'intégration dans une grande école, vous
pourrez envisager de vous orienter vers une filière courte (DUT, BTS)
ou de rejoindre une filière universitaire générale. Même chose en
cas d'échec au concours de fin de première année en médecine ou en
odontologie : vous pourrez alors rejoindre une des mentions du Deug
sciences…
Voici quelques exemples, parmi d'autres, de " passerelles " possibles.
Les passerelles sont des règles de correspondance définies par les
universités et les autres établissements afin de permettre certaines
réorientations. A chaque niveau d'études correspondent des passerelles
spécifiques. Mais attention, en la matière, rien n'est automatique.
Raison de plus pour bien vous informer.
Les passerelles ne sont d'ailleurs pas seulement empruntées en vue
d'un rattrapage. Elles permettent aussi de poursuivre des études :
avec un DUT on peut, par exemple, rejoindre une licence pluridisciplinaire
ou un 2e cycle professionnalisé… Les études d'avocat et de magistrat
s'envisagent après une maîtrise. Cette dernière peut également ouvrir
les portes d'une école d'ingénieur ou d'une grande école de commerce.
En effet, la plupart des grandes écoles possède leurs voies d'admission
parallèle : pratiquement toutes admettent (sur titre et dossier, parfois
sur concours) des élèves en première, deuxième voire en troisième
année pour celles ayant un cursus de cinq ans. En première année,
l'admission se fait le plus souvent sur concours pour les titulaires
d'un diplôme de niveau bac + 2 (Deug, DUT et parfois BTS). L'admission
parallèle en deuxième ou troisième année s'adresse aux titulaires
d'une licence ou maîtrise (ou de diplômes étrangers de ce niveau)
et se fait sur dossier et entretien. Selon le prestige de l'école
et son degré de sélection, cette voie peut être plus ou moins intéressante.
A tous les niveaux, vous allez donc devoir construire avec perspicacité
votre plan de route : autoroutes, chemins de traverse, bifurcations,
à vous de choisir la bonne voie et d'anticiper en prévoyant des solutions
de rechange. Certaines études permettent de changer facilement ; d'autres
doivent être menées à terme. Contre les orientations hasardeuses et
les échecs, un seul remède : s'informer.
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