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Les modules : La réforme met peu
à peu fin au système des UV (unités de valeur, correspondant à chaque
matière enseignée). Celui-ci condamnait parfois les étudiants qui
n'obtenaient pas la moyenne à une UV obligatoire à tout recommencer
pour passer dans l'année supérieure. Désormais, dans la plupart
des universités, les enseignements sont organisés en modules : ce
sont des " groupes cohérents de matières ", englobant plusieurs
UE (unités d'enseignement) correspondant aux anciennes UV. Prenons
un exemple : un Deug de sociologie peut comporter un module de sciences
sociales lui-même composé de deux UE, économie et sciences politiques.
La compensation des matières au sein d'un module se fait sans note
éliminatoire. Un Deug doit désormais comporter entre six et douze
modules répartis sur deux ans.
Les modules sont " capitalisables ", c'est-à-dire qu'une fois acquis,
ils le sont définitivement. Les modules peuvent également être compensables
entre eux, selon des règles propres à chaque université.
A l'extrême :
ou les modules ne sont pas compensables entre eux : il faut dans
ce cas obtenir une moyenne de 10 pour chacun ;
ou les modules sont intégralement compensables sans coefficient
de pondération : c'est la moyenne globale qui compte. Ce système
très favorable existe dans très peu d'universités.
Entre ces deux extrêmes, les universités ont le choix entre diverses
configurations possibles. Informez-vous sur le système en vigueur
dans votre fac et pour votre filière.
Vous n'avez droit qu'à trois inscriptions administratives pour obtenir
votre Deug. Néanmoins, le Président de l'université a le pouvoir
d'accorder une ou deux dérogations pour une année supplémentaire,
à condition, bien sûr, que le dossier soit conséquent.
Attention : toutes les inscriptions comptent. Si vous faites trois
premières années de Deug dans différentes filières, cela revient
à effectuer trois inscriptions administratives.
On distingue deux types de modules :
les modules obligatoires pour la discipline choisie. A noter que
les langages (informatique, expression écrite et orale selon la
filière) et une langue étrangère sont des modules obligatoires de
tous les Deug ;
les modules optionnels, c'est-à-dire ceux pour lesquels vous aurez
à faire un choix dans une liste fixée par l'université. Les modules
optionnels peuvent être choisis pour des motifs différents : pour
se renforcer dans sa propre discipline, pour compléter ou diversifier
sa formation, pour s'ouvrir des possibilités de réorientation.
Un conseil : lors des inscriptions pédagogiques,
cherchez à vous construire un cursus équilibré grâce aux modules
optionnels.
N'hésitez pas à choisir des modules qui ont la réputation d'être
difficiles. Ils sont souvent un passage obligé pour ceux qui souhaitent
poursuivre en licence puis en maîtrise.
Les examens : A l'université, il existe deux grands modes de
contrôle des connaissances :
le contrôle continu (proche du système pratiqué dans l'enseignement
secondaire français) : les enseignants attribuent des notes tout
au long de l'année, au cours d'interrogations écrites ou orales
et dans le cadre des TD ou TP. Vous passez également des examens
à la fin de chaque semestre : les " partiels " vers février-mars
et les examens de fin d'année ;
le contrôle final : tous les examens sont regroupés en fin d'année.
Il n'y a donc aucun contrôle, ni partiel au cours de l'année universitaire.
Dans certaines universités, les deux modes de contrôle sont combinés
: certains modules sont évalués grâce au contrôle continu, d'autres
grâce au contrôle final.
Quelques universités vous donneront le choix en matière d'examens
; d'autres imposent le contrôle continu ou, au contraire, n'organisent
que des partiels.
Un conseil : si votre université vous
permet de choisir la modalité en matière d'examens, optez pour le
contrôle continu. Plus encadré, ce système vous oblige à mieux organiser
votre travail personnel et à fournir un effort régulier tout au
long de l'année, ce qui augmentera vos chances de réussite.
Droits en matière d'examens : La réforme en cours a renforcé
les droits des étudiants, notamment en matière d'examens.
Citons les principaux :
les modalités de contrôle (contrôle final ou continu, règles de
compensation des modules…) doivent être portées à la connaissance
des étudiants un mois au plus tard après le début des cours et ne
peuvent pas être modifiées ultérieurement ;
le jury qui délivre le diplôme est désormais composé de trois personnes
au lieu d'une seule auparavant ;
tout étudiant a droit à deux sessions d'examens séparés de deux
mois minimum. La deuxième session, souvent dite de " rattrapage
", a généralement lieu en septembre, avant la rentrée des cours.
Attention : les statistiques montrent
que de façon générale, la deuxième session est plus difficile que
la première. Les profs sont souvent plus sévères et l'étudiant peut,
dans certains cas, perdre le bénéfice du contrôle continu. A cela
s'ajoute la difficulté de réviser pendant les vacances d'été…
La deuxième session ne peut finalement " rattraper " que ceux à
qui ils ne reste qu'un nombre très limité de matières à repasser.
La réforme a également confirmé un certain nombre de droits : communication
des notes après proclamation des résultats, accès sur demande à
la copie corrigée et possibilité d'un entretien avec un professeur…
Mais il n'est jamais facile de contester les décisions de l'université.
Si vous estimez avoir fait l'objet d'une notation injuste, demandez
l'appui d'une association étudiante.
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